Histoire du clitoris

Le clitoris a toujours été malmené ou diabolisé au long de l’histoire médicale. Il y a bien sûre eu ce fameux Freud qui fit une séparation du plaisir clitoridien et vaginal (alors qu’on sait maintenant que c’est le même). Il décrivait l’orgasme par simulation clitoridienne comme enfantin, une vraie femme ne devant jouir que par pénétration vaginale.

La recherche médicale, elle aussi, a délaissé cet organe. Au 4e siècle, Hippocrate s’était déjà intéressé à l’organe sexuel féminin. Il avait notamment découvert que le clitoris était l’organe du plaisir féminin. Mais également la sécrétion féminine, la cyprine, qu’il a naturellement comparé au sperme masculin, et donc associé de facto à la reproduction. Il était ainsi notoire que les femmes devaient absolument jouir lors des rapports sexuels pour pouvoir enfanter. Mais malheureusement pour toutes les femmes, au 19e siècle, un scientifique décrypta les mécanismes de reproduction et ainsi l’inutilité du clitoris dans ce domaine. Le clitoris n’a en effet aucune autre fonction que d’amener à la jouissance. C’est à ce moment qu’on a donc rayé cet organe des livres d’anatomies.

Il y réapparaitra au 20e siècle, mais dans des représentations inexactes, qui sont encore en circulation maintenant dans certains livres d’anatomie ou d’éducation sexuelle. Il faudra attendre 1998 pour que soit publié à nouveau la première description exacte du clitoris, réalisée à partir de dissections anatomiques qui nous permettra de découvrir la vraie forme du clitoris.